Covid-19 en Afrique : deux millions de MGF et 13 millions de mariages précoces supplémentaires dans les 10 prochaines années

La pandémie de la Covid-19 a un fort impact sur la vie des filles et de leur famille, depuis les difficultés économiques et la fermeture des écoles jusqu’à la privation d’accès aux services de santé et aux programmes communautaires.

Selon les données recueillies par le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), Avenir Health et les universités Johns Hopkins aux États-Unis et Victoria en Australie, il est à prévoir une augmentation significative des Mutilations génitales féminines (MGF) et du mariage des enfants. Et pour cause, la pandémie de la Covid-19 retarderait de deux ans les programmes de prévention des Mutilations génitales féminines. Ce qui aura comme conséquences deux millions de mutilations au cours des dix prochaines années. Selon le rapport publié par le Fnuap, sans les impacts de la Covid-19, ces mutilations pourraient être évitées. De même, un retard d’un an dans les programmes visant à éliminer le mariage des enfants, associé au ralentissement économique provoqué par la pandémie, pourrait avoir pour conséquence 13 millions de mariages précoces supplémentaires au cours de la prochaine décennie.

En République démocratique du Congo, les experts ont noté une augmentation significative du mariage d’enfants dans les régions du Kasaï et du Kasaï-Central ; les ONG locales procèdent actuellement à une évaluation de la pandémie sur cette tendance. En Tanzanie, deux des partenaires du Fnuap ont dit avoir vu un grand nombre de MGF, bien que la «saison de l’excision» ne commence habituellement pas avant le mois de décembre.

Ahmed KITOYI

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