‘’Grey Search Africa’’ : « Notre activité n’a pas de frontières et notre enthousiasme n’a pas de limites », dixit Leila Richard

La directrice exécutive de Grey Search Africa, Leila Richard

‘’Grey Search Africa’’ résume simplement et en quelques mots ce qui se fait de mieux par ce cabinet à savoir la recherche de matière grise sur l’ensemble du continent africain pour les services d’entreprises qualifiées. En mettant au profit de leurs partenaires leur expertise en investigation pour dénicher des talents capables à la fois de s’épanouir et en même temps d’apporter un réel avantage compétitif à une entreprise, les équipes de ‘’Grey Search Africa’’ participent activement au développement du continent.

A travers une interview, la directrice exécutive du cabinet implanté en Côte d’Ivoire, Leila Richard renseigne sur le travail qui y est abattu ainsi que des motivations de ses équipes.

oddafrique.info : Quelles sont les missions assignées à ‘’Grey Search Africa’’ ? 

Leila Richard : Nous accompagnons, entre autres, les entreprises à la recherche d’un talent dans l’identification, l’évaluation, la sélection et l’approche directe de professionnels confirmés, middle et top management. Pour ce faire, nous utilisons une méthodologie de recherche affinée et des techniques pointues éprouvées. Aussi, nous excellons dans l’investigation, l’analyse de l’information primaire, la technique du client mystère et enfin nous dispensons des formations. 

Pourquoi avoir choisi d’implanter votre cabinet de recrutement en Afrique ?

Le continent africain est jeune, dynamique et possède une grande force entrepreneuriale. Les opportunités professionnelles y sont nombreuses ! J’espère contribuer, à ma façon, à cet essor en favorisant la rencontre entre les talents et les entreprises et minimiser la fuite des cerveaux. C’est pour cela que nous intervenons dans tous les pays d’Afrique, aussi bien francophones qu’anglophones. Notre activité n’a pas de frontières et notre enthousiasme n’a pas de limites ! Nous sommes une équipe de passionnés

Quelles différences remarquez-vous entre le métier de recrutement en occident et en Afrique ?

Il n’y en n’a pas vraiment. Partout, j’exerce mon métier exactement de la même façon, comme je l’ai toujours fait à Paris, à Singapour, à Abidjan ou ailleurs ! Toutefois, tout est histoire d’intelligence émotionnelle. Je dois m’adapter constamment à mes partenaires et aux talents repérés puisque la culture de manière générale et la culture d’entreprise se distinguent d’un pays à l’autre !

En cela, l’intelligence culturelle et émotionnelle tient une place prépondérante. Finalement, le métier reste le même mais la manière dont on l’appréhende est différente.

Quels projets nourrissez-vous ?

Justement, nous entendons développer activement le volet formation pour répondre à une réelle demande des professionnels et de nos partenaires qui souhaitent se perfectionner ou faire monter en compétences leurs collaborateurs. Nos formations sont variées et ciblées ; elles permettent d’aborder de nombreux sujets et de répondre à des problématiques contemporaines spécifiques : ressources humaines, marketing, commercial, management, leadership, empowerment féminin, etc.

Par ailleurs, nous travaillons actuellement sur l’élaboration d’un « salary guide ». Nous avons développé en Côte d’Ivoire une importante base de données, répertorié différents métiers, scrupuleusement analysé le marché de l’emploi, etc. Nous souhaitons désormais mettre au profit des entreprises et recrues, nos connaissances. Cet outil sera, je pense, d’une grande utilité pour tous. C’est une exclusivité alors, pour l’instant, je ne peux pas vous en dire plus ! (rires).

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’exercice de vos activités depuis la crise de la Covid-19 ?

Le recrutement est avant tout un métier humain. Pourtant, du jour au lendemain, nous sommes passés d’un métier de contact à une approche virtuelle. Il a donc naturellement fallu réadapter nos process, notre démarche et notre grille d’évaluation.

Heureusement, ‘’Grey Search Africa’’ est un cabinet à taille humaine ; les équipes sont alertes et capables de relever des défis. Nous avons donc pu aisément nous adapter et faire preuve d’agilité ! Contrairement à certaines grandes et vieillissantes structures, nous ne nous reposons pas sur nos acquis et sommes dotés d’une capacité certaine à nous réinventer selon le contexte.

Quels sont les impacts de la Covid-19 sur le marché de l’emploi en Afrique ?

Il s’agit d’une période où l’activité des entreprises a été particulièrement mise à mal. Cette crise n’a, bien sûr, pas été appréhendée ; l’Afrique a donc été considérablement freinée dans son élan de croissance. Les répercussions sur l’emploi ont été nombreuses : chômage technique, rupture de contrats notamment des travailleurs journaliers, en CDD, en stage, etc.

Cependant, je reste très optimiste ! Les perspectives sont bonnes en Afrique ; la croissance est plutôt positive en comparaison aux pronostics internationaux qui prédisaient une importante récession. Il faut espérer que cette crise sanitaire prendra vite fin pour que les entreprises internationales ne cessent d’investir en Afrique ; que les start up locales puissent continuer à éclore. Il est important de créer de la valeur en Afrique car son avenir reste très prometteur !

Interview réalisée par Luc TOSSOU  

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