EIGB et EIGM : Des havres de formations aux métiers d’avenir au Bénin et au Mali

Le fondateur et directeur d'EIGB et EIGM, Firmin Monyévèdo Tovodounnon

Les métiers de l’audiovisuel, dont le graphisme, sont en plein essor avec l’évolution constante des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Autrefois perçus comme l’apanage des déscolarisés, ils se révèlent être un nid d’emplois pour les jeunes et un gage de réussite de leur avenir. Pour ce faire, des centres de formation sont nécessaires pour initier les jeunes à ces métiers. C’est le cas de l’Ecole internationale de graphisme du  Bénin (EIGB) et l’Ecole internationale de graphisme du Mali (EIGM). A travers une interview avec leur fondateur et directeur, Firmin Monyévèdo Tovodounnon, nous tentons une incursion au cœur de ces écoles pour en savoir davantage.  

oddafrique.info : Comment peut-on présenter l’EIGB ?

Firmin Tovodounnon : L’École Internationale de Graphisme du Bénin (EIGB) et celle du Mali (EIGM), sont des écoles de formations professionnelles reconnues respectivement par les Etat béninois et malien, offrant des formations qualifiantes et certifiantes dans les métiers du numérique notamment ceux du graphisme et de l’audiovisuel.

L’EIGB est partenaire de l’Institut de formation et de recherche en informatique (IFRI) de l’université d’Abomey Calavi (UAC).

Nos différentes formations sont le design graphique, le montage vidéo, le motion design, le web design, la photographie et la sérigraphie.

Nous offrons également des formations à la carte, taillées sur mesure, pour les personnels des entreprises du domaine de communication. Nous pouvons citer quelques entreprises et organisations comme MTN Benin, Exco Fiduciaire d’Afrique, Impact Plus Group Consulting, AJS Partner, GIZ, Armag immobilier, RePaSOC / Programme de l’Union européenne et JCI Bénin, qui nous ont déjà fait confiance.

Qu’est-ce qui vous a motivé à mettre en place l’EIGB ?

Suite à mon grand regret en 2016, de n’avoir pas trouvé une école professionnelle digne du nom au Bénin qui forme exclusivement dans le domaine du graphisme, j’ai décidé après quelques mois passés en agence de publicité, de démissionner et d’offrir cette possibilité là aux jeunes qui rencontrent ce même problème auquel j’étais confronté. Pour moi cette seule manière de contribuer à la formation des jeunes talentueux dans les métiers de la communication visuelle, était de créer une école professionnelle spécialisée dans la formation aux métiers du graphisme.

D’autre part pour moi, c’était une chose capitale car, le développement de notre très cher pays le Bénin et celui de l’Afrique, passent par une bonne présentation de notre identité. Pour cette mission, les graphistes sont des acteurs incontournables.

Quelles sont les missions assignées à l’EIGB ?

L’EIGB s’est assignée pour missions, entre autres, de former des jeunes créatifs; offrir aux jeunes les ressources nécessaires pour l’accès à l’emploi et à l’entreprenariat et aider les jeunes à la reconversion professionnelle.

Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés au démarrage de vos activités ?

Les objectifs que nous nous sommes fixés d’atteindre en cinq ans sont, entre autres, de devenir la seule école incontournable dans la formation des jeunes aux métiers du graphisme et de l’audiovisuel et, d’être présents dans au moins deux pays francophones.

Quels sont les atouts sur lesquels vous misez pour exceller dans la fourniture de vos prestations ?

Se former et s’informer au quotidien, pour adapter nos offres de formations à la demande des entreprises sur le marché.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Je crois qu’en toutes choses, les difficultés ne manquent pas. Et je n’en fais pas des arguments pour ne pas atteindre mes objectifs. Pour en citer, je peux dire difficultés en terme de collaboration avec d’autres partenaires et difficultés financières pour élargir davantage les activités.

Quel bilan pouvez-vous faire de vos activités ?

Pour bilan, nous sommes juste satisfaits de nos résultats et des retours que nous avons. Néanmoins, beaucoup de choses restent encore à faire et à parfaire. Les objectifs à moyen et long terme, restent loin d’être atteints. Mais nous y travaillons pour leur atteinte au quotidien.

Quels sont vos projets à court, moyen et long terme ?

A Court terme nous voulons sensibiliser plus de jeunes à s’intéresser à nos formations et avoir d’autres partenaires techniques pour le renforcement de notre pédagogie comme les agences de publicité de la place et autres.

A moyen terme, c’est-à-dire d’ici 5 ans, nous ambitionnons de construire notre siège pour plus éclore nos potentialités et d’être présents dans au moins dix pays francophones.

A long terme, d’ici à 10 ans, l’EIGB ambitionne d’être un campus qui réunit beaucoup d’écoles de formations professionnelles. Le carrefour d’apprentissage des métiers d’avenir.

Quel regard portez-vous sur l’entrepreneuriat au Bénin ?

Les jeunes d’aujourd’hui ont perdu la notion du mot ‘’entrepreneuriat.’’ Et pour la plupart d’entre eux, la seule manière de réussir sa vie, est d’entreprendre sans toutefois avoir l’esprit et la culture du fonctionnement d’une entreprise. Selon moi, c’est très risqué et pas malin de se lancer en solo dans une carrière entrepreneuriale sans la maitrise réelle de la culture d’une entreprise. Les jeunes doivent savoir que même en tant qu’entrepreneur, on travaille à servir les autres.

Quel a été l’impact de la Covid-19 sur vos activités ?

La Covid-19 a ralenti nos activités sur plusieurs plans dont la cessation des cours et autres. Nous avons dû mettre nos apprenants en mode de travail à distance (télétravail), ce qui était très dur et difficile pour la majorité, vu qu’ils n’étaient pas habitués à ce mode de fonctionnement. Cela nous a quand même amené à penser autrement, voir et penser à d’autres possibilités de faire nos formations.

Avez-vous une préoccupation particulière à aborder ?

Encourager les jeunes aujourd’hui aux métiers de demain est très capital. Et même en tant qu’étudiant dans une université, je recommande aux étudiants qui ont un amour pour les métiers de la communication visuelle et du digital, de s’inscrire parallèlement pour l’une de nos formations. Ceci leur permettra d’avoir une compétence approuvée sur le terrain quand ils finiront leurs études universitaires.

Interview réalisée par Nafiou OGOUCHOLA

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